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Biographie

Invité dans les principaux festivals (Salzbourg, Berlin, Bath, Aldeburgh, La Roque d’Anthéron…), Florent Boffard  a joué entre autres sous la direction de Pierre Boulez, Simon Rattle, Leon Fleisher, Peter Eötvös avec l’Orchestre National de Lyon, le Philharmonisches Orchester Freiburg, le NDR Elbphilharmonie Orchester, l’Orchestre philharmonique de Radio France…  Soliste à l’Ensemble Inter-Contemporain de 1988 à 1999, il a côtoyé les principaux compositeurs de notre temps et effectué la création de pièces de Boulez, Donatoni, Ligeti…
En 2010, il a présenté en direct sur Arte « Chopin, une écoute aujourd’hui » à la Folle journée de Nantes. Soucieux d’aider le public à une meilleure compréhension du répertoire contemporain, il a également réalisé de nombreux ateliers et présentations de concerts, en particulier au festival de la Roque d’Anthéron. Il a en outre écrit le film « Schoenberg, le malentendu » qui accompagne son enregistrement de l’oeuvre pour piano de Schoenberg paru chez Mirare en 2013, enregistrement récompensé par « 5 Diapasons » dès sa sortie et noté « Editor’s Choice » par le magazine Gramophone. Parmi ses enregistrements, on trouve aussi les Structures pour deux pianos de Boulez avec Pierre-Laurent Aimard, la Sequenza pour piano de Berio (DGG), les Etudes pour piano de Debussy et Bartok, les Sonates pour piano et violon de Fauré avec Isabelle Faust (Harmonia Mundi).
En 2001, la Fondation Forberg-Schneider (Münich) décerne à Florent Boffard son Prix Belmont pour son engagement dans la musique d’aujourd’hui. Il a enseigné au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon et à la Musikhochschule de Stuttgart.  Depuis 2016, il est professeur de piano au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris.

Entretien avec Florent Boffard

Interview

Florent Boffard, d’où vous vient votre engagement envers le répertoire contemporain ?

Florent Boffard : Ce n’était pas tracé à l’avance : je n’avais pas, à mes débuts, un dévouement spontané pour ce répertoire. Au CNSMD de Paris, où je suis entré très jeune, j’ai d’abord étudié le piano auprès d’Yvonne Loriod et Germaine Mounier — une formation excellente, mais dont je suis sorti avec  encore quelques lacunes. Puis, à 22 ans, j’ai intégré la classe de d’accompagnement au piano de Jean Koerner. C’était quelqu’un de très particulier. Le contact pouvait être étrange, mais d’une richesse incroyable et tous ceux qui y sont passés en sont ressortis avec un souvenir inoubliable. La première qualité de son enseignement était de nous mettre devant les yeux des partitions d’horizons très variés, et de nous faire aborder des répertoires que nous ne connaissions pas. À ce moment de la formation, c’est toujours très enrichissant.